Invité de Marie Sorbier dans l’émission Le Point Culture sur France Culture, pour aborder un sujet au cœur de l’actualité de la ville de demain : la durabilité de nos bâtiments modernes.
À l’heure où des édifices emblématiques comme le Centre Pompidou, la Tour Montparnasse ou la Cité des sciences entament de vastes (et très coûteuses) campagnes de rénovation, une question légitime se pose : l’architecture contemporaine est-elle intrinsèquement plus fragile que les constructions anciennes ?
J’ai souhaité nuancer cette idée d’une obsolescence accélérée. La fragilité de ces grands équipements n’est pas uniquement physique, bien que leurs matériaux de structure (le verre, l’acier) soient souvent moins tolérants à l’usure et plus complexes à entretenir que la pierre massive.
Cette obsolescence est en réalité plurielle. Elle est aussi, et surtout, normative et culturelle. Les standards environnementaux et sociétaux avec lesquels nous composons aujourd’hui sont infiniment plus exigeants que lors de la construction de ces édifices il y a un demi-siècle. C’est donc bien souvent un décalage normatif, plus qu’une simple usure matérielle, qui impose aujourd’hui ces grandes réhabilitations.
Une réflexion globale sur la pérennité de nos choix constructifs et le défi de l’adaptation, qui résonne profondément avec la philosophie de projet que nous défendons au sein de l’agence.
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